Capacité d’emprunt : combien pouvez-vous emprunter ?
Revenus, crédits en cours, durée, taux : estimez en quelques secondes le montant que votre budget peut supporter.
Avant de comparer des offres, une question compte plus que toutes les autres : combien pouvez-vous emprunter sans mettre votre budget en danger ? C’est ce que l’on appelle la capacité d’emprunt. Notre calculateur ci-dessus vous donne une estimation immédiate à partir de vos revenus, de vos crédits en cours, de la durée souhaitée et d’un TAEG estimé. Cette page vous explique comment le calcul fonctionne, quelles règles appliquent les prêteurs et comment interpréter le résultat.
Qu’est-ce que la capacité d’emprunt ?
La capacité d’emprunt correspond au montant maximal que vous pouvez raisonnablement emprunter compte tenu de vos ressources et de vos charges. Elle dépend de trois éléments :
- La mensualité maximale que votre budget peut supporter chaque mois ;
- La durée du crédit : plus elle est longue, plus le montant empruntable augmente, mais plus le coût total grimpe ;
- Le taux (TAEG) : plus il est élevé, plus une même mensualité finance un capital faible.
Pour un crédit à la consommation, le montant est de toute façon compris entre 200 € et 75 000 €. Notre calculateur plafonne donc le résultat à 75 000 €.
Le taux d’endettement de 35 % : la règle de référence
Le taux d’endettement mesure la part de vos revenus nets consacrée au remboursement de vos crédits. Le seuil de 35 %, assurance comprise, est fixé par le Haut Conseil de stabilité financière pour le crédit immobilier. Il n’est pas imposé par la loi pour le crédit à la consommation, mais la plupart des prêteurs s’en servent comme repère lorsqu’ils étudient une demande.
Le calcul est simple :
Exemple : avec 2 500 € de revenus nets et aucun crédit en cours, la mensualité maximale ressort à 875 € (35 % de 2 500 €). Si vous remboursez déjà 200 € par mois, il ne reste plus que 675 € de marge pour un nouveau crédit.
Quels revenus et quelles charges sont pris en compte ?
Les prêteurs retiennent en général les revenus réguliers et justifiables : salaires nets, pensions de retraite, revenus d’indépendant lissés sur plusieurs années, revenus locatifs (souvent pour une partie seulement), certaines prestations stables. Les primes exceptionnelles et les revenus ponctuels sont rarement intégrés. Côté charges, toutes les mensualités de crédits en cours comptent : crédit immobilier, crédit auto, crédit renouvelable utilisé, location avec option d’achat. Un loyer ou une pension alimentaire versée peuvent aussi être pris en compte selon l’établissement.
Exemples de capacité d’emprunt
Le tableau ci-dessous donne des estimations indicatives pour un TAEG de 6,9 %, avec une mensualité égale à 35 % des revenus nets diminuée des crédits en cours :
| Revenus nets / crédits en cours | Mensualité max. | Sur 36 mois | Sur 60 mois | Sur 84 mois |
|---|---|---|---|---|
| 2 000 € / 0 € | 700 € | 22 774 € | 35 613 € | 46 847 € |
| 2 500 € / 0 € | 875 € | 28 468 € | 44 516 € | 58 559 € |
| 2 500 € / 200 € | 675 € | 21 961 € | 34 341 € | 45 174 € |
| 3 000 € / 300 € | 750 € | 24 401 € | 38 156 € | 50 193 € |
Ces montants sont des plafonds théoriques. Emprunter le maximum n’est pas une obligation, ni forcément une bonne idée : la bonne somme est celle dont votre projet a réellement besoin. Pour chiffrer précisément la mensualité d’un montant donné, utilisez notre simulateur de crédit.
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Le reste à vivre : l’autre critère décisif
Le taux d’endettement ne suffit pas. Un ménage qui gagne 5 000 € par mois et consacre 35 % à ses crédits garde 3 250 € pour vivre ; un ménage qui gagne 1 500 € n’en garde que 975 €. C’est pourquoi les prêteurs regardent aussi le reste à vivre : la somme qui reste disponible chaque mois une fois toutes les charges fixes payées (crédits, loyer, énergie, assurances, impôts).
Il n’existe pas de montant officiel : chaque établissement fixe ses propres seuils, en fonction de la composition du foyer (personne seule, couple, nombre d’enfants). Un reste à vivre confortable peut permettre d’accepter un dossier légèrement au-dessus de 35 % ; à l’inverse, un reste à vivre trop faible peut entraîner un refus même sous ce seuil.
Calculer votre reste à vivre
- Additionnez tous vos revenus nets mensuels réguliers.
- Retirez vos charges fixes : loyer ou mensualité immobilière, crédits, énergie, assurances, abonnements indispensables, impôts mensualisés.
- Ajoutez la mensualité du nouveau crédit envisagé et vérifiez que le solde couvre largement l’alimentation, le transport, les dépenses des enfants et un imprévu.
Comment le prêteur évalue votre dossier
Au-delà du calcul, le prêteur a l’obligation légale de vérifier votre solvabilité avant d’accorder un crédit. Il examine notamment :
- la stabilité de votre situation professionnelle (CDI, ancienneté, régularité des revenus d’indépendant) ;
- la tenue de vos comptes (absence d’incidents, de découverts répétés) ;
- votre inscription éventuelle au FICP, qu’il doit obligatoirement consulter ;
- la cohérence entre le montant demandé et le projet.
Pour connaître l’ensemble des critères, consultez notre guide des conditions pour obtenir un crédit. Si vous êtes indépendant ou auto-entrepreneur, lisez aussi notre page sur le prêt pour indépendant.
Comment augmenter sa capacité d’emprunt ?
- Allonger la durée : la mensualité baisse, donc le montant empruntable augmente, au prix d’un coût total plus élevé.
- Solder un petit crédit avant de déposer une nouvelle demande : une mensualité en moins libère immédiatement de la marge.
- Regrouper vos crédits : un rachat de crédit peut réduire la charge mensuelle totale, en contrepartie d’une durée souvent plus longue.
- Emprunter à deux : les revenus du co-emprunteur s’ajoutent, mais les charges aussi. Notre article sur le fait d’emprunter à deux détaille les conséquences.
- Obtenir un meilleur taux : à mensualité égale, un TAEG plus bas finance un capital plus important. Comparez les taux du crédit à la consommation.
Après le calcul : comparer les offres
Une fois votre capacité d’emprunt connue, vous pouvez comparer les offres de nos partenaires à partir d’un seul formulaire, gratuitement et sans engagement. Ce sont eux qui étudient votre dossier et décident de l’octroi du crédit. Vous restez libre de refuser une proposition, et vous disposez d’un délai de rétractation de 14 jours après la signature.
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Questions fréquentes
Le taux d’endettement de 35 % est-il obligatoire pour un crédit à la consommation ?
Non. Ce seuil s’impose aux banques pour le crédit immobilier, mais pour le crédit à la consommation il s’agit d’un repère. Chaque prêteur applique sa propre politique et tient aussi compte du reste à vivre.
Mon loyer entre-t-il dans le calcul du taux d’endettement ?
Cela dépend des établissements. Certains l’intègrent dans les charges, d’autres le prennent en compte uniquement dans le calcul du reste à vivre. Dans tous les cas, il pèse sur l’appréciation de votre budget.
Quel reste à vivre faut-il pour obtenir un crédit ?
Il n’existe pas de minimum légal. Chaque prêteur fixe ses propres seuils selon la composition du foyer. Plus le reste à vivre est confortable, plus le dossier est solide.
Le calculateur de capacité d’emprunt est-il fiable ?
Il applique la méthode utilisée par les prêteurs (35 % des revenus nets moins les crédits en cours) et la formule d’un prêt à mensualités constantes. Le résultat reste indicatif : seule l’étude du dossier par le prêteur fait foi.
Peut-on emprunter si l’on a déjà plusieurs crédits ?
Oui, tant que le total des mensualités reste compatible avec vos revenus. Si la limite est déjà atteinte, un regroupement de crédits peut redonner de la marge, mais il allonge généralement la durée de remboursement.
Un fichage FICP empêche-t-il d’emprunter ?
En pratique, la plupart des prêteurs refusent une demande lorsque l’emprunteur est inscrit au FICP, qu’ils doivent obligatoirement consulter. Il est préférable de régulariser la situation avant de déposer une demande.