Steuernachzahlung berechnen

Payer ses impôts avec un crédit : bonne ou mauvaise idée ?

Un solde d’impôt sur le revenu plus élevé que prévu, une taxe foncière qui tombe en même temps que la rentrée, un rappel après une erreur de déclaration : il arrive que la somme réclamée par l’administration fiscale dépasse ce que votre compte peut absorber. La tentation est grande de souscrire un crédit pour payer ses impôts. C’est possible, mais ce n’est presque jamais la première solution à envisager. Dans ce guide, nous voyons d’abord les solutions proposées par l’administration elle-même, puis les cas où un crédit peut se justifier, avec des exemples chiffrés.

Première étape : demander un délai de paiement aux impôts

Avant de chercher un financement, contactez votre service des impôts des particuliers (SIP). L’administration accepte régulièrement d’étaler le paiement d’une dette fiscale lorsque le contribuable rencontre une difficulté passagère et en fait la demande avant la date limite. C’est généralement la solution la moins chère, car elle évite les intérêts bancaires.

Comment demander un échéancier ?

  • Par la messagerie sécurisée de votre espace particulier sur impots.gouv.fr, rubrique dédiée aux difficultés de paiement.
  • Par courrier ou au guichet de votre SIP.
  • Expliquez brièvement votre situation (baisse de revenus, dépense imprévue, rappel inattendu), proposez un échéancier réaliste et joignez si possible quelques justificatifs.

Le comptable public n’est pas obligé d’accepter, mais une demande sincère, faite à temps et accompagnée d’un plan crédible, a de bonnes chances d’aboutir. Respectez ensuite scrupuleusement le calendrier convenu.

Le bon réflexe : agissez avant la date limite de paiement. Une fois l’échéance dépassée, une majoration (en général de 10 % pour les impôts payés en retard) peut s’appliquer. Si vous avez respecté un plan de règlement, vous pouvez ensuite demander une remise gracieuse de cette majoration.

Les autres solutions sans crédit

Le paiement étalé automatique

Depuis le prélèvement à la source, le solde d’impôt sur le revenu supérieur à 300 € est, en principe, prélevé en plusieurs fois à l’automne plutôt qu’en une seule fois. Vérifiez votre avis d’imposition : la question est peut-être déjà en partie réglée.

La mensualisation

Pour la taxe foncière, vous pouvez opter pour le prélèvement mensuel. Si vous adhérez en cours d’année, l’effet est souvent limité à l’année suivante, mais c’est la meilleure protection contre les « coups de massue » annuels.

Ajuster le taux de prélèvement à la source

Si votre situation change (hausse de revenus, revenus fonciers, activité indépendante), vous pouvez moduler votre taux ou vos acomptes dans votre espace particulier. Payer un peu plus chaque mois vaut mieux qu’un solde important l’année suivante.

Contester ou corriger

Si le montant vous paraît erroné, vous pouvez corriger votre déclaration en ligne pendant la période prévue ou déposer une réclamation. En cas de contestation, une demande de sursis de paiement est possible sous conditions. Ne payez pas à crédit une somme que vous estimez ne pas devoir sans avoir vérifié.

Exemple : Sophie et sa taxe foncière

Sophie reçoit en septembre un avis de taxe foncière de 1 800 €, au moment où elle doit aussi régler des frais de rentrée scolaire. Plutôt que d’utiliser son découvert autorisé, elle écrit à son SIP via la messagerie sécurisée, une dizaine de jours avant la date limite, en proposant de payer en quatre mensualités de 450 €. L’échéancier est accepté. Elle adhère ensuite à la mensualisation pour l’année suivante. Coût bancaire de l’opération : zéro. Ce cas illustratif montre qu’un simple courrier, envoyé à temps, peut éviter un crédit.

Quand un crédit peut-il avoir du sens ?

Un crédit pour payer ses impôts peut se justifier dans quelques situations précises :

  • L’administration a refusé ou limité l’échéancier demandé.
  • Le délai accordé est trop court par rapport à votre budget mensuel.
  • Vous attendez une rentrée d’argent certaine (prime, vente, remboursement) et souhaitez simplement faire la jonction, avec un remboursement anticipé ensuite.
  • Vous voulez éviter de puiser dans une épargne bloquée dont la sortie vous coûterait plus cher.

Dans ces cas, privilégiez un prêt personnel amortissable à durée courte, avec des mensualités fixes. Évitez de régler l’impôt avec votre crédit renouvelable ou votre découvert : ce sont en général les formes de crédit les plus chères.

Exemple chiffré : 3 000 € d’impôt à régler

Imaginons un solde de 3 000 € à payer. Voici trois scénarios (exemples indicatifs, TAEG actuariels, sans assurance) :

Scénario Mensualité Coût supplémentaire
Échéancier accordé par le SIP sur plusieurs mois, respecté selon le plan généralement aucun intérêt bancaire ; majoration éventuelle, avec possibilité de remise gracieuse
Prêt personnel de 3 000 € sur 12 mois à 8 % de TAEG 260,58 € 126,94 €
Crédit plus cher : 3 000 € sur 10 mois à 12 % de TAEG 315,88 € 158,78 €
Paiement en retard sans accord – majoration de 10 %, soit 300 €

Le calcul montre deux choses. D’abord, l’échéancier fiscal reste la meilleure option quand il est accordé. Ensuite, un petit prêt personnel bien comparé coûte nettement moins cher qu’un retard de paiement sanctionné par une majoration. Testez votre propre cas avec notre simulateur de crédit.

Comparer les prêts personnels

Les précautions avant d’emprunter pour payer ses impôts

Vérifier votre capacité de remboursement

Un impôt revient chaque année. Si vous empruntez pour payer celui de cette année, vous devrez aussi provisionner celui de l’an prochain tout en remboursant le crédit. Faites le point avec notre outil de capacité d’emprunt et gardez une marge de sécurité.

Choisir une durée courte

Plus la durée est longue, plus le coût total augmente, et plus vous risquez d’accumuler les dettes d’une année sur l’autre. Pour un impôt, une durée de 6 à 24 mois est généralement cohérente.

Comparer le TAEG

Le TAEG est le seul indicateur fiable pour comparer les offres : il inclut intérêts et frais. Il ne peut pas dépasser le taux d’usure fixé par la Banque de France. Consultez nos repères sur les taux de crédit à la consommation.

Méfiez-vous des crédits « express »

Les offres très rapides de petits montants peuvent comporter des frais élevés. Si vous avez besoin d’une somme modeste rapidement, lisez notre guide du mini-prêt avant de vous engager.

Si les impôts ne sont qu’un symptôme

Si vous peinez à payer vos impôts parce que plusieurs crédits pèsent déjà sur votre budget, un nouveau prêt risque d’aggraver la situation. Mieux vaut alors examiner un rachat de crédit pour réduire l’ensemble des mensualités, ou demander conseil à un Point conseil budget, gratuit. En cas de difficultés durables, le dossier de surendettement auprès de la Banque de France permet d’inclure aussi certaines dettes fiscales dans un plan.

En résumé : l’ordre des priorités

  1. Vérifier le montant et corriger une éventuelle erreur.
  2. Demander un délai de paiement au SIP avant la date limite.
  3. Utiliser une épargne disponible, en gardant une réserve de précaution.
  4. En dernier recours, comparer un prêt personnel court au TAEG le plus bas possible.

Voir les offres de nos partenaires

Questions fréquentes

Peut-on demander un délai de paiement pour ses impôts ?

Oui. Vous pouvez contacter votre service des impôts des particuliers, par la messagerie sécurisée de votre espace sur impots.gouv.fr, par courrier ou au guichet, pour demander un échéancier. La demande doit être motivée et faite de préférence avant la date limite.

Que se passe-t-il si je paie mes impôts en retard ?

Une majoration, en général de 10 %, peut être appliquée sur la somme payée en retard. Si vous avez obtenu et respecté un plan de règlement, vous pouvez demander une remise gracieuse de cette majoration.

Est-ce une bonne idée de prendre un crédit pour payer ses impôts ?

Seulement en dernier recours, après avoir demandé un échéancier à l’administration. Si un crédit est nécessaire, privilégiez un prêt personnel court au TAEG le plus bas plutôt qu’un crédit renouvelable ou un découvert.

Quel type de crédit choisir pour payer un impôt ?

Un prêt personnel amortissable, avec des mensualités fixes et une durée courte, est en général le plus lisible et le moins cher. Le crédit renouvelable et le découvert coûtent souvent beaucoup plus cher.

Faut-il justifier l’utilisation d’un prêt personnel ?

Non, le prêt personnel est un crédit non affecté : vous n’avez pas à justifier l’utilisation des fonds. Le prêteur vérifie en revanche votre solvabilité et consulte le FICP.

Comparer
les offres